child sitting at desk with an apple

 

Le Club est fier d’apporter son soutien et son expertise aux écoles dans l’adaptation de leur programme de petits déjeuners au contexte sanitaire. Nous souhaitons que les écoles puissent ainsi continuer leurs opérations à travers tout le pays en donnant accès à un petit déjeuner nutritif aux élèves, dans un climat nourrissant et rassurant.

 

Voici quelques idées et recommandations partagés aux programmes:

  • Nous recommandons de prévoir davantage de temps pour la planification, la surveillance et le nettoyage.
  • Nous recommandons un recours accru à aliments emballés individuellement ou de portionner les aliments pour les emballer individuellement.
  • Diverses recommandations sont proposées pour chaque modèle de programme (modèle pour emporter, modèle en classe avec des bacs, modèle assis/cafétéria), le tout dans le respect des mesures sanitaires et pour réduire la manipulation des aliments.
  • Afin que le programme de petits déjeuners soit sécuritaire dans un contexte de COVID-19, il est essentiel de respecter les mesures d’hygiène et de salubrité et les consignes sanitaires émises par son gouvernement provincial et administration scolaire.
  • Le lavage des mains doit se faire avant et après le repas des élèves.
  • Les tables et pupitres doivent être assainis après le petit déjeuner à l’aide d’une solution désinfectante. Les bacs, la vaisselle et les ustensiles réutilisables doivent être lavés chaque jour.
  • L’utilisation des pinces est requise afin de distribuer les aliments en toute sécurité.

S’il y a bien une chose qui est certaine, c’est que le Club des petits déjeuners répondra présent peu importe où seront les enfants, car l’insécurité alimentaire n’a pas de frontières.

Si vous voulez en savoir plus sur les nouvelles mesures de nos programmes adaptés, consultez notre trousse d’information à l’intention des écoles.

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3 elderly folk posing for a picture

 

Il y a quelque temps, nous vous racontions l’histoire de Cameron, un garçon de cinq ans qui fait régulièrement du bénévolat avec sa mère. Celle-ci expliquait à quel point cette expérience était bénéfique pour son garçon, notamment parce que cela lui permet d’avoir une meilleure estime de soi.

Caroline Soucy, coordonnatrice principale pour le Club des petits déjeuners, a le bonheur de côtoyer des bénévoles pour qui l’âge n’a pas d’importance quand vient le temps de s’impliquer pour une cause qui leur tient à cœur.

Un matin, au club de l’école Bruno-Choquette, Caroline lavait la vaisselle avec Mme Pauline, une septuagénaire bénévole depuis huit ans. Elle lui racontait d’ailleurs à quel point cela lui faisait du bien de faire du bénévolat auprès des enfants.

« Ils sont polis, disent merci et s’il vous plaît. C’est très ressourçant pour nous, les personnes âgées. Hier, je m’occupais d’une dame de 100 ans et, ce matin, je suis avec des enfants de 5 ans. C’est tout un contraste! », souligne Mme Pauline.

Elle n’est pas seule, comme en témoigne la présence de Mme Fernande. Les deux femmes se connaissaient bien avant de devenir bénévoles pour le Club en 2011. Leur routine préférée? Aller déjeuner ensemble après chaque séance de bénévolat!

Il y a aussi M. Roger : il venait de prendre sa retraite lorsqu’il a commencé sa carrière de bénévole. C’est pour contrer l’ennui et pour se sentir utile qu’il a décidé de s’engager auprès du Club. Aujourd’hui, il est fier de dire qu’il ne s’est absenté de son poste que sept petites journées depuis le début de son aventure en 2004!

À eux trois, Mme Pauline, 70 ans, Mme Fernande, 77 ans, et M. Roger, 84 ans, cumulent pas moins de 231 ans d’expérience de vie et 31 ans de bénévolat!

Bravo à ces trois bénévoles exceptionnels qui n’hésitent pas à se lever tôt le matin pour embellir le quotidien des enfants du Club!

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Child smiling into camera

La dernière année en a été une grosse pour nous: notre fils unique, Cameron, est entré à l’école. Notre petit coco s’est bien adapté et s’est fait plein d’amis. Mais nous nous sommes vraiment attachés à son école lorsque nous nous sommes impliqués dans son club des petits déjeuners.

À la rencontre de gens extraordinaires

Dès le premier matin, j’ai été conquise par les gens incroyables qui y prennent soin des enfants! Cinq femmes dévouées ayant des grands enfants et quelques adolescents qui, ensemble, nourrissent près de 200 élèves tous les matins! Parmi eux, une jeune octogénaire servant debout – par choix – jus et lait. Une autre dame en compagnie d’élèves de 6e année, qui arrivent plus tôt à l’école pour aider, s’assurent que les bacs sont envoyés dans les bonnes classes. Il y a aussi cet adolescent du secondaire, qui revient aussi souvent que possible pour aider son ancien club avant d’attraper son autobus. Orchestrant le tout, souriante et attentionnée, la bénévole en chef, une femme généreuse, fidèle au poste, tous les matins depuis plus de 20 ans!

Tous ces gens extraordinaires ont permis à tellement d’enfants de commencer leurs journées avec un petit déjeuner nutritif, dans l’inclusion et la bienveillance!

S’impliquer, tout le monde y gagne… Surtout nous!

En faisant du bénévolat au Club, mon fils a gagné en confiance, apprenant à connaître d’autres enfants à l’école et se faisant des amis parmi les plus vieux. Moi, j’aime les câlins et les sourires que je reçois tous les matins en distribuant yogourts, fruits, bagels, œufs, etc.

Cameron, 5 ans

Le Club des petits déjeuners a aussi développé le goût de la philanthropie de mon fils, qui s’implique maintenant dans diverses activités de financement pour des causes qui lui tiennent à cœur, signe des pétitions pour protéger son animal préféré : le requin! Rappelez-vous, Cameron n’a que 5 ans. Ça démontre à quel point l’âge n’a pas d’importance quand il s’agit d’être généreux!

Des enfants qui aident des enfants

Le Club des petits déjeuners est vraiment spécial pour nous! Il est l’occasion de redonner à notre école, de créer des liens avec ses élèves, ses enseignants et tous les membres du personnel.

L’autre matin, un enfant a demandé à Cameron : « Pourquoi travailles-tu toujours ici? » Il a répondu : « Je ne travaille pas. J’aide. C’est important d’aider. » Et l’enfant lui a dit : « Est-ce que je peux aider aussi? » Des enfants qui aident des enfants… N’est-ce pas tout ce qui importe?

Jennifer Cox

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Le bénévolat est une histoire de famille. Pour lire une autre histoire touchante, cliquez ici!

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Women and teen smiling at camera

 

Saviez-vous qu’à l’école primaire du Parc, un jeune atteint du trouble du spectre de l’autisme, Zacharie, fait partie de l’équipe des bénévoles au sein de leur club des petits déjeuners? Ce défi lui permet de développer son autonomie et de se sentir valorisé tout en maximisant son potentiel!

Voici son témoignage :

Bonjour, je m’appelle Zacharie.

Il y a un peu plus d’un an, je vous parlais du chemin que j’ai parcouru.

Vous vous rappelez de mon histoire? Premièrement, elle a commencé quand j’étais membre d’un club des petits déjeuners. Par la suite, j’y suis devenu bénévole, car je m’ennuyais trop de mes amis.

Aujourd’hui, je suis toujours à l’école secondaire et devinez quoi, cela fait maintenant 4 ans que le Club fait partie de ma vie.

J’aime beaucoup y faire du bénévolat, à tel point que cette expérience me rend heureux pendant plusieurs jours.

Ma mère dit que j’ai un beau contact avec les enfants et que je suis très serviable.

Je me rends compte que le Club m’a appris à être plus autonome, pas juste à l’école, mais aussi dans la vie de tous les jours, puisque j’ai gagné plus de confiance en mes capacités.

Je suis maintenant capable de manipuler la tractopelle de papa.

Je ne croyais jamais faire ça avant.

Je déneige les marches de la maison… de ma propre initiative!

Ce sont des petits gestes, mais pour moi, ce sont de grands pas!

J’oubliais… Je mange maintenant du fromage cheddar blanc, du fromage en grain et des morceaux de poulet blanc.

J’ai déjà hâte de retourner au club!

Un grand merci à Zacharie et à sa mère de nous avoir partagé ce beau témoignage!

 

 

Il y a 13 ans, lorsqu’elle a accepté d’être bénévole en chef au club de son école, Linda ne savait pas qu’elle était sur le point de s’embarquer dans une longue aventure. Elle siégeait à l’époque sur le conseil d’administration d’une école, c’est pourquoi la directrice lui a demandé de devenir bénévole en chef.

À ce titre, Linda dirige les bénévoles afin que le service du déjeuner et la gestion du programme se déroulent bien :

« La routine est importante. Le rangement aussi. Tout doit être à sa place. Il faut que ça soit organisé! »

Ce rôle, qu’elle prend très à cœur, lui permet non seulement de redonner aux autres, mais de créer des liens avec les autres bénévoles :

« On fait aussi des activités à l’extérieur du club. On fait vraiment une belle équipe! »

Si on lui demande quelles sont les qualités nécessaires pour être bénévole, elle répond qu’il faut de la compassion, de la douceur et avoir du tact pour « gérer » des enfants affamés le matin.

Comme Linda le souligne bien, plusieurs raisons peuvent pousser des parents à inscrire à un club de petits déjeuners :

« Il y a beaucoup de parents qui travaillent tôt le matin. Le club permet aux enfants de déjeuner plus tard, de prendre leur temps, en bonne compagnie en plus! »

Parce que non seulement son club permet de dépanner des parents pressés le matin, il permet à plus de 149 enfants de manger ensemble, de créer des liens et surtout, de vivre des moments spéciaux, comme lorsqu’il faut chanter pour souligner un anniversaire.

Linda nous partage une anecdote :

« J’ai connu 3 enfants qui venaient de la même famille. Au début de leur participation au club, ils étaient récalcitrants, ils étaient réputés pour être “difficiles”. À mesure que l’année avançait, les enfants se sont adoucis, avaient un meilleur comportement. Les liens que nous avons tissés avec eux les ont sans doute aidés et cela a aussi eu un impact sur d’autres facettes de leur vie, comme sur leur rendement scolaire. »

Il arrive que Linda rencontre des enfants à l’extérieur du club, par exemple, en faisant son épicerie : « En nous voyant, certains enfants se précipitent sur nous (les bénévoles) pour nous donner un gros câlin. Tout ça sous l’œil ébahi des parents qui ne nous connaissent pas nécessairement! »

Des générations de membres bénéficiaires, Linda en a connu!

« Il est arrivé que les enfants d’anciens membres du club fréquentent à leur tour le club! »

Linda remarque aussi l’augmentation d’inscription durant l’année scolaire.

« Ici, il n’y a aucune raison de refuser un enfant. Tous les enfants sont les bienvenus! »

Voir les enfants sourire avec le bedon bien plein tous les matins, voilà sans aucun doute la meilleure récompense pour Linda.

Merci Linda de faire une différence dans la vie des enfants depuis 13 ans!

Grandma with children

 

« Mamou Joanne devine quoi? C’est ma fête aujourd’hui! »

Derrière le comptoir, la bénévole sourit, se retourne pour prendre le muffin aux carottes spécialement fait pour l’occasion et le tend à l’enfant, tout heureux et fier que Mamou Joanne ait pensé à souligner son anniversaire.

C’est un matin comme les autres où, naturellement, cette grand-maman rend chaque enfant important.

Bénévole au Club des petits déjeuners à l’école Lionel-Groulx depuis maintenant 1 an, et bénévole en chef depuis le début de l’année scolaire, Joanne Morin est une grand-maman impliquée dans sa communauté. Le bénévolat a toujours fait partie de sa vie et de celle de ses enfants. Vous le savez, il n’y a pas d’âge pour faire du bénévolat. D’ailleurs, cette école est la première à avoir accueilli le Club des petits déjeuners il y a maintenant 25 ans. Et vous pouvez compter sur Joanne pour souligner l’événement!

Lorsque Joanne parle de son parcours de bénévole, la joie de faire partie de la vie de l’école et de la communauté transparaît. Mamou Joanne a une belle feuille de route, elle ne fait pas du bénévolat qu’au Club, elle en fait aussi pour d’autres organismes de sa ville et en fait encore aujourd’hui. C’est qu’elle a de l’énergie et du bonheur à partager à la tonne, l’inspirante Mamou!

Ancienne cuisinière, Joanne était toute désignée pour ce mandat qui lui tient tellement à cœur. Puisqu’elle habite juste en face de l’école, elle n’a qu’à traverser la rue pour accueillir les enfants du Club pour le déjeuner. D’ailleurs, la fille de Joanne vient souvent l’aider. Comme quoi, le Club est aussi une affaire de famille. À 9 h, Joanne est de retour à la maison. Une petite sieste et elle sera prête à recevoir ses petits-enfants pour le dîner. Eux et quelques autres élèves lorsque les parents en ont besoin. C’est le Club du petit dîner à la maison! Vous dire à quel point cette grand-maman a le cœur sur la main.

Le bonheur qu’ont les enfants à se rassembler avant le début des classes, Mamou Joanne le constate tous les jours. Chaque matin, les enfants du Club arrivent, se rassemblent et déjeunent en discutant, en s’amusant. « C’est une belle façon de commencer la journée. Et puis, ça allège les parents aussi. Ils savent que leurs enfants mangeront bien, sans être pressés » explique Joanne.

Cette grand-maman fait partie de la vie des enfants de l’école Lionel-Groulx au même titre que les professeurs et le personnel. Elle côtoie les enfants d’une manière différente et peut ainsi aiguiller les intervenants lorsqu’il y a un problème. Parce que, Mamou Joanne le sait lorsqu’un enfant vit un événement difficile, elle le ressent. Et comme le fait si bien une grand-maman, elle en discute avec lui, le rassure, lui explique, lui fait voir la situation d’un autre angle. Ce doit être pour cette raison que plusieurs d’entre eux l’appellent naturellement Mamou. Ils le sentent que Joanne désire vraiment leur bonheur, comme une deuxième mamie.

Joanne fait partie intégrante de l’école parce qu’après tout, ça prend un village pour élever un enfant. Merci de ton implication pour le Club des petits déjeuners!

 

Little girl blowing on a pinwheel

 

D’un océan à l’autre, dans chaque province et territoire, des parents, des bénévoles et des équipes-école dévoués se lèvent à l’aurore pour offrir une chance égale de réussite aux élèves. Nous désirons partager avec vous quelques-unes des nombreuses histoires inspirantes qui témoignent de l’impact positif de vos programmes de petits déjeuners dans vos écoles. Nous espérons que vous trouverez ces belles histoires aussi inspirantes que nous! 

Emily, élève, James Park Elementary School, Colombie-Britannique

Bonjour! Je m’appelle Emily. Je suis en 5e année et je vis en Colombie-Britannique. Mon père m’a inscrite au Club des petits déjeuners parce qu’il a commencé à y faire du bénévolat. Je suis donc allée avec lui et j’ai appris à faire plein de trucs super! Verser de l’eau, faire de la pâte à pizza… et préparer toutes les choses sur le menu (rires)! C’était il y a trois ans. Et je continue à faire du bénévolat tous les jours parce que j’aime servir les autres enfants. Ma mère a aussi commencé à venir avec nous. C’est une activité amusante qu’on fait en famille, mon père, ma mère et moi.

Plusieurs enfants viennent avec leur famille. Ça me rend vraiment heureuse de voir tout le monde manger ensemble. J’ai appris à connaître plusieurs adultes que je ne connaissais pas avant, et je suis devenue amie avec leurs enfants grâce à ça! Les enfants apprennent à mieux se connaître, et plus de gens arrivent à l’école tôt pour participer au programme. C’est super! Parfois, même le directeur et les enseignants mangent avec nous. Ça nous fait vraiment plaisir. On apprend à les connaître différemment. J’ai appris des choses sur les adultes que je n’aurais jamais su si on s’était seulement vu en classe.

Membre de l’administration, Johnny Therriault Memorial School, Aroland First Nation, Ontario

Notre programme de petits déjeuners, ce n’est pas que des repas nutritifs : c’est un événement social! C’est évident que notre programme améliore le bien-être mental et psychosocial de nos jeunes. De temps à autre, nous avons de nouveaux élèves qui ne connaissent pas l’école et la communauté. Ils sont souvent méfiants, gênés, timides et introvertis. Quand ils commencent à s’installer, le programme de petits déjeuners les aide à se faire des amis. Je me souviens d’une élève de Tikinagan qui a intégré la classe de 5e année. Elle était extrêmement timide et ne parlait presque pas. Elle ne voulait pas participer au programme de petits déjeuners parce qu’elle avait peur d’entrer dans le gymnase. Après avoir reçu du soutien et des encouragements du personnel, elle a doucement commencé à participer au programme, à manger avec ses collègues de classe, à sourire et à socialiser. C’était merveilleux de la voir sourire, parler et socialiser avec les autres élèves après seulement deux semaines parmi nous.

Stéphanie Riedyk, responsable du programme, École La Mosaïque, Alberta

Nous avons une école multiculturelle, où les élèves développent de nouveaux goûts en lien avec le Guide alimentaire canadien. Les parents apprécient énormément ce que nous offrons à leurs enfants. Un père m’a déjà dit : « ce programme est une bénédiction pour les familles modestes comme la nôtre, qui n’ont pas forcément les moyens d’offrir un repas complet à leurs enfants et surtout le temps nécessaire pour le préparer tôt le matin. Nous vous en sommes infiniment reconnaissants ». Ce que nous aimons le plus, c’est lorsque les enfants viennent nous voir après le déjeuner pour nous dire : « Madame Stéphanie, j’ai vraiment aimé mon déjeuner. Merci beaucoup! Qu’est-ce qu’on mange demain? » Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis heureuse de voir les yeux brillants des enfants contents d’avoir mangé un bon repas.

LaSalle Elementary Junior School, Québec

Conversation avec Mme Donna, aide à l’intégration

Donna : J’accompagne les enfants dehors à la récréation. Un des enfants était très tannant. Il n’écoutait pas. On entendait constamment son nom : viens ici, arrête de faire ça, descends de là… Mais depuis qu’il a commencé à fréquenter le club l’an dernier, c’est terminé. Maintenant, il arrive, il déjeune… et il est le plus heureux des enfants!

Club : Qu’est-ce qui l’a aidé le plus, à votre avis? Le fait d’avoir le ventre plein? Le fait de socialiser?

Donna : Un peu des deux. Et le fait d’avoir une période de calme au début de la journée. La musique douce aide vraiment. Je suis tellement heureuse pour lui! C’est un sentiment merveilleux, pour lui et pour moi.

Conversation avec Mme Julia, enseignante

Julia : J’adore faire du bénévolat au Club des petits déjeuners parce que j’ai la chance d’interagir avec les enfants tôt le matin. Certains sont tristes à leur arrivée à l’école. Mais ils retrouvent le sourire quand on leur parle.

Club : En quoi est-ce différent de la salle de classe?

Julia : Parce qu’ici, on échange de personne à personne. Comme je ne suis pas leur enseignante, je peux discuter et faire des blagues avec eux. Certains ont juste besoin d’un petit bonjour pour ensoleiller leur journée. Et c’est très important pour moi.

En effet, durant l’entrevue, Madame Julia en a fait la preuve lorsqu’un élève est venu lui dire qu’il avait mis sa dent sous son oreiller la veille, mais que la fée des dents n’était pas passée. Elle l’a félicité chaleureusement de sa dent perdue et elle a tout fait pour marquer l’évènement et pour qu’il se sente important.

Conversation avec les enfants

Club : Quels sont vos plats préférés au Club des petits déjeuners?

Élève : Les bagels! On a mangé des bagels le premier jour. C’est trop bon! J’aimerais qu’on ait des bagels tous les jours! (Est-ce qu’il y a des bagels demain?)

Autres élèves : Les grilled-cheese! On adore les grilled-cheese!

Club: Alors ça doit être votre journée préférée!

Élèves : Oui! C’est super bon!

Club : Je vois qu’il y a beaucoup de gens qui travaillent fort pour vous préparer votre déjeuner préféré.

Élève : J’étais là ce matin, et j’ai vu Madame Donna tout préparer.

Club : Je t’ai vu faire un gros câlin à Madame Donna à ton arrivée. Elle est spéciale…

Élève : Je l’adore! C’est ma préférée! Elle était dans ma classe l’an dernier.

Club : Ça doit être génial de pouvoir déjeuner avec elle tous les matins!

Élève : Oui!

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Volunteers sitting in a line with flowers and baloons

 

En cette journée internationale des bénévoles, le Club des petits déjeuners désire remercier les 17 500 bénévoles adultes et 10 300 jeunes bénévoles qui se lèvent chaque matin afin de servir un repas sain aux 240 000 enfants membres de nos 1 809 clubs à travers le pays. Depuis 25 ans, vous êtes des actrices et acteurs clés dans la réussite de notre mission. Sans vous, les clubs des petits déjeuners d’un océan à l’autre ne pourraient exister.

À cette occasion, le Club des petits déjeuners souhaite souligner l’implication des membres de l’Association des personnes handicapées de Chibougamau-Chapais (APHCC). Comme l’explique la directrice générale de l’organisme, Lynda Bubar, « dans sa lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, l’association a développé, en novembre 2010, un projet pilote qui consistait à offrir un service de petits déjeuners et de dîners à l’école secondaire La Porte-du-Nord ».

Ainsi, la cafétéria emploie des personnes ayant une déficience intellectuelle et/ou physique, tant pour le repas du midi que pour le club des petits déjeuners. Elles y trouvent un environnement de travail stable et adapté à leurs besoins individuels de même qu’un encadrement. Ce projet favorise en outre l’entraide et leur permet de renforcer leur sentiment d’appartenance, de briser l’isolement. Pour les élèves et le personnel de l’école, le fait de les côtoyer quotidiennement amenuise de toute évidence les différences et met en lumière la valeur intrinsèque de chacune et chacun. Les élèves font preuve d’ouverture et les bénévoles ayant un handicap occupent une place importante au sein de l’école.

On adapte la routine et les tâches en fonction des capacités des bénévoles, de leur volonté d’apprendre, et parfois même de leur personnalité, ce qui leur permet d’évoluer à leur propre rythme, de relever des défis et de prendre de l’assurance. Lorsqu’une certaine aisance est acquise, l’APHCC augmente graduellement le niveau de difficulté. De cette façon, les bénévoles peuvent accroître leurs compétences personnelles et professionnelles.

Selon Mme Bubar, le club de l’école est un milieu de formation complet et intéressant. Premièrement, le programme fournit une alimentation stable et nutritive aux bénévoles comme aux élèves. Deuxièmement, l’APHCC assure aux participantes et participants un cadre adapté. Finalement, l’environnement scolaire leur permet de se sentir appréciées et productives. Les bienfaits sont majeurs. Par leur apport social et professionnel, les bénévoles s’épanouissent, s’impliquent dans leur communauté et contribuent à la valorisation des différences. Voilà un merveilleux tremplin pour la sensibilisation et l’éducation, mais aussi pour la visibilité des personnes ayant un handicap!

Aujourd’hui, l’impact du projet est tangible. Des bénévoles réussissent à s’accomplir. D’autres ont trouvé un équilibre émotif. D’autres encore affirment qu’être bénévole au club répond à un besoin fondamental, celui de faire partie d’une grande famille.

Lynda Bubar se souvient d’une bénévole en particulier : « Diane, une personne ayant des limitations physiques importantes, a été bénévole au club des petits déjeuners pendant 5 ans. Elle a pris son rôle au club avec beaucoup de sérieux et a été assidue, ponctuelle et responsable. Sa présence a été appréciée tant par l’équipe que par les élèves. Son expérience a été très bénéfique à son estime personnelle. »

« La relation entre les élèves et l’équipe de l’APHCC est précieuse, a continué Mme Bubar. Nous sommes privilégiés de pouvoir offrir un petit déjeuner santé chaque matin dans une ambiance conviviale et accueillante. À travers ce projet, je crois que l’équipe, les bénévoles, les participantes et participants au programme d’employabilité et bien évidemment les élèves ont grandi humainement. C’est très gratifiant. »

Un grand merci aux bénévoles de l’APHCC pour leur implication au sein de leur communauté!

Little girl smiling and enjoying her breakfast of grapes bread and eggs

 

Ce mois-ci, nous braquons les projecteurs sur le club de l’école Central Community, à Port Coquitlam, en Colombie-Britannique! Membre de la grande famille du Club des petits déjeuners depuis 2015, le programme de Central Community a connu des débuts modestes : sur une population de plus de 300 élèves, de 20 à 25 enfants seulement profitaient d’un petit déjeuner quotidien.

L’an dernier, le directeur et le responsable du programme ont pris la décision délibérée de faire croître l’engagement envers le programme et d’augmenter le nombre d’élèves participants. Divers facteurs ont contribué au succès de l’initiative.

  1. Au lieu de déjeuner directement dans la cuisine, les enfants s’installent désormais dans le gymnase. L’endroit est plus accueillant, et offre suffisamment d’espace pour que les élèves, les parents et le personnel puissent se réunir, prendre une bouchée et discuter avant le son de la cloche.
  2. Le responsable du programme communique aussi de façon régulière avec ses homologues d’autres clubs très fréquentés de la même commission scolaire. Cette collaboration lui permet de demander conseil, de s’inspirer de nouvelles idées et d’échanger sur les meilleures pratiques.
  3. Le programme de petits déjeuners a même servi à mobiliser la communauté locale : un matin, le service d’incendie de Port Coquitlam a servi des crêpes à toute l’école!
  4. Plus important encore, le personnel de Central Community reconnaît qu’il lui faut travailler en équipe pour assurer le succès de son club. Aujourd’hui, directeur, enseignantes et enseignants, auxiliaires, intervenantes et intervenants, parents et élèves bénévoles de l’école secondaire voisine contribuent en grand nombre au programme, qui nourrit quotidiennement de 90 à 100 enfants!

Merci à l’école Central Community : vous soutenir dans cette magnifique aventure est un réel plaisir!

 

Two women ready to serve breakfast with trays full of eggs, bananas and muffins

 

Il est tôt, les cours n’ont pas encore commencé et pourtant, on entend de la musique dans l’école. Si on suit le rythme et les effluves de muffins aux bleuets, on découvrira le chariot du Club des petits déjeuners qui se promène déjà sur chaque étage de cette école secondaire. C’est l’œuvre de Colleen Dunnet et de ses élèves du cours de cuisine qui livrent bonheur et petites douceurs chaque matin.

La vie a amené Colleen, enseignante d’anglais dans une école secondaire du Nouveau-Brunswick, à remplacer l’enseignante du cours de cuisine il y a 5 ans. Depuis, son implication ne cesse de croître auprès des jeunes grâce au Club des petits déjeuners.

En tant que vraie passionnée de cuisine, Colleen avait envie de créer un menu spécial lorsqu’elle est arrivée au programme de petits déjeuners. Bonjour mini-quiches, muffins aux différentes saveurs, burritos matin, scones, fruits, fromage, salsa de pommes, et bien plus encore. Cette variété est digne d’un resto déjeuner!

Mais ce qui est encore plus inspirant dans tout ça, c’est le désir de l’enseignante-cuisinière de faire mieux POUR les jeunes AVEC les jeunes : les élèves des classes culinaires cuisinent pour le Club. Chacun a une tâche bien définie et connaît sa recette par cœur. Une fois par semaine, les élèves préparent ce qui sera servi la semaine suivante. Mais attention, rien n’est congelé. Les muffins, scones ou mini-quiches sont cuits le matin même afin que les étudiants bénévoles puissent servir ces petites douceurs bien chaudes. Hummm! Sentez-vous l’arôme des scones?

Mais Colleen, reine de l’organisation, a dû faire évoluer sa technique au fur et à mesure que le Club servait de plus en plus de jeunes. Il faut dire qu’au début de son implication, il n’y avait qu’une dizaine d’étudiants qui bénéficiaient du Club. Trois ans plus tard, c’était 60 jeunes chaque matin, alors qu’aujourd’hui, on en compte entre 200 et 250 par jour qui se régalent des succulents déjeuners du Club. Toute une organisation et une évolution!

Dans les 2 dernières années, le concept des chariots se promenant partout dans l’école a attiré beaucoup d’étudiants. C’est l’initiative de Colleen afin de réduire l’inconfort que certains avaient à être étiquetés «jeunes du Club». Aujourd’hui, lorsque la musique se fait entendre, ils se pressent autour du chariot, attirés par l’odeur des muffins chauds. Des discussions entre amis s’ensuivent, les rires fusent dans les corridors, le tout dans une atmosphère très relaxe, à l’image de la pause autour de la machine à café du bureau. C’est maintenant 1 à 0 pour Colleen contre l’inconfort.

Mais l’œuvre de Colleen ne s’arrête pas avec les déjeuners. Depuis quelque temps, elle a constaté que certains étudiants n’avaient aucun dîner. Le frigidaire libre-service où déjeuners, dîners et collations sont accessibles toute la journée est alors né! Sans jugement, les élèves peuvent y prendre ce qui leur fait envie.

L’implication de cette enseignante est sans égal. Mais si être la seule adulte à s’occuper du Club des petits déjeuners de l’école est parfois épuisant, la valorisation que Colleen en retire vaut tous les efforts qu’elle y met. Ce qu’elle retient du Club : la pauvreté et la faim n’ont pas de visages, mais l’implication de chacun fait du bien à tous. Merci Colleen pour ton dévouement!