Alors que la crise de la pandémie commençait, le Club des petits déjeuners a rapidement mis en place un fonds d’urgence pour donner à des enfants et à leurs famille un accès à des repas sains malgré la fermeture des écoles et l’interruption de leurs programmes de déjeuners. Trois mois plus tard, nous continuons de recevoir des témoignages qui illustrent l’impact de nos efforts.

Voici le témoignage d’une maman qui peut heureusement compter sur l’aide du Regroupement Jeunesse en Marche du Québec, un organisme bénéficiaire de nos allocations spéciales :

« Bonjour,

Je tiens à prendre le temps de vous remercier de tout mon cœur pour votre don. Je suis la maman de trois enfants ayant chacun un diagnostic (autisme, trouble de langage sévère et trouble de comportement). En temps normal, mon quotidien est un défi, mais en cette période d’incertitude, le mot “défi” est insuffisant. Je vous fais ce petit résumé pour que vous compreniez l’immense portée de votre geste. Il y avait rien que de bons aliments dans le panier de denrées : rien à trier, à nettoyer ou à jeter. Chaque élément qui le composait était accompagné de respect, de don de soi, d’humanité et d’amour. Je trouvais IMPORTANT de vous l’écrire. Merci encore pour votre générosité et votre soutien. 

Signé F. »

Grâce à un travail collectif, aux dons recueillis à ce jour et à l’appui des nombreux partenaires qui se sont joints à nous afin d’aider les plus vulnérables, nous sommes en mesure de distribuer des allocations spéciales à des organismes partout au Canada. Récemment, la Fondation TELUS pour un futur meilleur a elle aussi contribué à nos efforts par un généreux don de 100 000 $. Au nom des enfants, merci à la Fondation TELUS pour un futur meilleur ainsi qu’à l’ensemble de nos partenaires pour leur soutien continu en ces temps de crise!

Vous voulez vous aussi contribuer?

JE VEUX FAIRE UN DON

Il y a quelques mois, l’école de la Première Nation d’Aroland, en Ontario, recevait une allocation spéciale du Fonds d’urgence du Club des petits déjeuners. En guise de remerciement, Bill Beaucage, le directeur d’école, nous a fait parvenir une lettre très touchante. À lire!

Cher Club des petits déjeuners,

Le programme de petits déjeuners en paniers d’Aroland est absolument essentiel pour les enfants et les familles de notre communauté. Des bénévoles de notre école et de la communauté nous aident à emballer les paniers et à les livrer dans les 114 domiciles que compte Aroland. Pour moi, ces personnes sont les véritables héros et héroïnes de l’initiative. C’est grâce à elles que ce programme existe et demeure un succès chez nous.

« Je suis vraiment heureuse, parce que maintenant les gens ont du matériel pour cuisiner, des fruits, un petit déjeuner. » – Melissa Megan (emballeuse bénévole)

Un vendredi sur deux, Aroland reçoit une commande de nourriture du marché Daneff’s Food Market, à Geraldton, en Ontario. Des paniers fournissent aux familles les aliments essentiels dont elles ont besoin au petit déjeuner pendant la fermeture. Nous avons également distribué des accessoires de cuisson, comme des plaques chauffantes, des poêles et des spatules dans tous les domiciles.

Lire les mots de « merci » que nous écrivent les bénéficiaires est vraiment gratifiant. La semaine dernière, un commentaire m’a particulièrement ému. Ça disait : « Mille mercis. Le panier était plus qu’on pouvait imaginer! »

« Je suis heureux de faire des livraisons dans ma communauté. Pour moi, c’est simplement une façon d’aider tout le monde à vivre décemment. » – Rolland Towedo (livreur bénévole)

Sachez que chaque dollar qu’a versé le Club des petits déjeuners – grâce à ses généreux donateurs et généreuses donatrices – à la Première Nation d’Aroland a eu un impact énorme dans chacun des ménages de notre communauté.

Merci pour votre soutien financier et la générosité de la population qui donne en cette période sans précédent. Grâce à vous, de petites collectivités accomplissent un travail incroyable en Ontario et partout dans notre grand pays.

Prenez bien soin de vous,

Bill Beaucage
Directeur
École Johnny Therriault, Aroland

 

 

 

La campagne de la rentrée du Club des petits déjeuners est déjà entamée et nous avons demandé à deux femmes de cœur de se joindre à notre cause en tant que porte-parole. Découvrez-les!

Valérie en compagne de ses belles-filles. Suivez-la sur Instagram!

 VALÉRIE ROBERTS

Valérie Roberts était un choix tout naturel pour devenir la voix francophone de la campagne #RentreeSansFaim. Ayant fait ses débuts télévisuels en 2007 à Musique Plus en remportant « VJ recherché », Valérie a par la suite travaillé pour plusieurs chaînes, dont V Télé, ICI Radio-Canada et Vrak TV. On peut également l’entendre à la radio au 96.9 CKOI ainsi que sur les ondes du 98,5 FM, où elle livre des chroniques culturelles. À ses nombreux talents s’ajoutent aussi celui de rédactrice aux magazines Clin d’œil et Cool!, enVedette.ca ainsi qu’à Lookdujour.ca.

« C’est inimaginable de penser que des enfants vont aller en classe et que leur apprentissage va être entravé par le fait qu’ils n’auront pas mangé le matin. » – Valérie

Belle-maman de deux jeunes filles – elle a récemment écrit un livre à ce sujet –, Valérie trouvait tout naturel de se joindre au Club des petits déjeuners comme porte-parole de la rentrée scolaire afin d’aider le plus d’enfants possible à avoir accès à un petit déjeuner nutritif au pays.

Jessi et ses jumeaux. Suivez ses anecdotes sur Instagram!

JESSI CRUICKSHANK

Jessi Cruickshank s’est également jointe à la grande famille du Club en devenant porte-parole anglophone de la campagne #RentreeSansFaim.

Jessi a commencé sa carrière à MTV Canada où elle a animé différentes émissions à succès qui lui ont valu de nombreuses distinctions. Par la suite, elle a ensuite mis son talent pour la télévision au service de CTV, E!, The CW et CBC où elle a aussi animé plusieurs émissions très regardées.

Jessi a récemment créé la série Facebook New Mom, Who Dis?, qui présente chaque semaine un aspect de sa nouvelle vie de famille. Maman de jeunes jumeaux, elle comprend l’importance du petit déjeuner et ses retombées positives sur le développement des jeunes.

« Faire déjeuner mes enfants le matin est un privilège. Cette année, les répercussions de la COVID-19 font en sorte qu’un enfant sur trois iront à l’école le ventre vide. En entendant ça, j’ai voulu donner un coup de main. » – Jessi Cruickshank

Nous sommes fiers de pouvoir compter sur ces deux femmes dynamiques pour faire rayonner notre mission et sensibiliser la population à l’insécurité alimentaire en ce début d’année scolaire.

Joignez votre voix à la nôtre et devenez, vous aussi, ambassadrice ou ambassadeur!

Vous voulez faire rayonner la mission du Club à travers vos réseaux en démontrant votre soutien et votre implication sociale?
Contactez Janic.Aubin-Bergeron@clubdejeuner.org.

Vous voulez faire un don?

Rendez-vous en ligne ou textez CLUB au 20222.
Merci de votre générosité!

 

« J’ai tellement bénéficié de votre organisme et jamais je n’aurais cru qu’un jour, je puisse vous dire MERCI ! »

Geneviève Everell, c’est la femme passionnée et l’entrepreneuse derrière le concept populaire Sushi à la maison. Celle qui a désormais 10 livres de recettes à son actif, 30 produits disponibles en épiceries et 2 restaurants à Montréal et à Québec a mis les bouchées doubles pour atteindre ses rêves. Son parcours n’a toutefois pas toujours été rose. Elle se confie sans tabous sur son enfance difficile.

« On dit souvent que les enfants ont la vie facile. Pour plusieurs, cela semble être vrai, pour d’autres, l’enfance est un rêve que l’on ne vivra jamais et pour qui la vie adulte arrive trop tôt. » (Source : Citation sur son parcours sur son site Web officiel)

Geneviève est aussi une ancienne membre du Club des petits déjeuners. Grâce au programme de petits déjeuners de son école primaire, l’insécurité alimentaire qu’elle vivait à la maison prenait moins de place dans sa vie d’enfant. Malgré son enfance difficile, elle arrive toutefois à en retirer du positif, car c’est grâce à son vécu qu’elle est qui elle est aujourd’hui.

Pour en savoir plus sur celle qu’on nomme affectueusement Miss Sushis, nous lui avons posé quelques questions en lien avec son enfance et les souvenirs qu’elle a gardés de son passage au Club.

Le Club – Bonjour Geneviève, merci d’avoir accepté de te confier à nous sur ton passé. Pour commencer, est-ce que c’était difficile pour toi de manger à la maison quand tu étais petite?

Geneviève – La nourriture à la maison, c’était constamment la course folle! Évidemment que nous allions dans les Banques Alimentaires et les sous-sols d’églises. Cependant, ce n’était pas toujours la joie comme produits. Mais maman cuisinait bien. Elle arrivait à faire des miracles avec des saucisses surgelées et des carottes. J’ai souvent vu ma maman se priver pour que je puisse manger. Je me souviens quand c’était le 1er du mois, maman me gâtait, mais c’était tellement éphémère. Le reste du temps, nous nous démenions pour arriver à manger 3 repas par jour, et la plupart du temps, le petit-déj était l’exclu.

Le Club – Plusieurs raisons peuvent expliquer qu’un enfant ne déjeune pas toujours à la maison le matin. Par exemple, des routines matinales chargées ou de longs trajets d’autobus. Certains enfants choisissent d’aller au club offert par leur école pour manger entre amis. Pour toi, l’absence totale de petit déjeuner à la maison était due aux difficultés financières que traversait ta famille. Étais-tu consciente de cela étant enfant?

Geneviève – Je croyais que c’était normal de ne pas déjeuner. Je croyais que mes amis ne mangeaient pas et j’ai commencé à comprendre que ce n’était pas normal quand j’allais dormir chez des amis avec plus de moyens financiers. Mais autrement, j’avais aussi des amis dans le même bateau que moi qui vivaient de l’insécurité alimentaire donc, je me sentais moins seule.

Le Club – As-tu des souvenirs du club des petits déjeuners de ton école? Étais-tu contente de le fréquenter?

Geneviève – Pour moi, c’était une BÉNÉDICTION que mon club existe! En tout cas, en ce qui me concerne, une chance que vous étiez-là, non seulement pour m’offrir un petit déjeuner, mais pour tout vous dire, j’allais même récupérer les restes à la cloche du dîner. C’était ÇA mon dîner. »

Le Club -Est-ce que tu crois que d’avoir faim avait des répercussions néfastes dans ta vie?

Geneviève – L’anxiété, je pense, l’inquiétude, le sentiment de ne pas savoir si j’allais manger à ma faim. C’était ça le pire. Je n’en parlais pas trop. Ma fierté et mon orgueil ne m’aidaient pas, je dois dire.

Le Club – Cette rentrée, 1 enfant sur 3 se rendra quotidiennement en classe sans déjeuner au Canada. Comment te sens-tu par rapport à cela?

Geneviève – Honnêtement ça me vire complètement à l’envers, et surtout, je me dis : « Voyons, en 2020, ce n’est pas possible! » Comme si notre cerveau était dans le déni devant l’ampleur des besoins. Une situation qu’on côtoie sans le savoir. Ce sont parfois nos amis, nos voisins, nos collègues qui n’arrivent pas à nourrir leurs petits cocos et cocottes.

De savoir qu’1 enfant sur 3 au Canada ne déjeune pas, ça me brise le cœur, car quand tu es enfant, tu es en plein dans ton développement et manger avant d’aller en classes devient alors PRIMORDIAL. C’est clair que cela aide à la concentration en classe et à la réussite scolaire. Mais surtout, ça nourrit plus que l’estomac ; ça donne de l’espoir, on se sent aidé, accompagné et même parfois sauvé comme ce fut mon cas!

Nous remercions sincèrement Geneviève Everell d’avoir ouvert son cœur à l’équipe du Club. Si cette entrevue vous a touché, visitez son site Web pour en savoir plus sur Geneviève et son histoire.

Afin de venir en aide aux plus de 2 millions d’enfants qui iront en classe le ventre vide cette année, le Club des petits déjeuners a lancé sa campagne de la rentrée. Aidez-nous à aider le plus d’enfants possible en faisant un don en ligne ou en textant CLUB au 20222.

DONNEZ DÈS MAINTENANT

Little girl spreading jam on melba toast

 

Voici une initiative verte très inspirante de la municipalité St-François-de-Sales au Québec pour aider à réduire l’empreinte écologique des programmes de petits déjeuners et qui permet en prime aux élèves de garder leur environnement de travail propre !

Tous les élèves de l’école Boisjoli ont reçu un napperon réutilisable école-O muni d’une pochette contenant des ustensiles lavables de la maison qu’ils peuvent placer sur leur table et y déposer leur petit déjeuner.

C’est un napperon réutilisable, fabriqué en tissu imperméable prévu pour résister aux dégâts, et muni d’une pochette contenant des ustensiles lavables. Il suffit de le rouler, de le placer dans son sac d’école et le tour est joué ! Il a été fabriqué par une artisane de la municipalité.

En utilisant leurs ustensiles lavables tous les matins au club, les élèves posent un geste important pour l’environnement. Ils empêcheront ainsi l’utilisation de plus de 10 000 ustensiles de plastique jetable en une seule année scolaire !

Le projet a été réalisé grâce à une collaboration entre la municipalité de Saint-François-de-Sales (QC), qui a à cœur l’écologie, et l’École Boisjoli, qui a fait preuve d’une belle ouverture face à l’engouement de la bénévole en chef pour le projet.

Depuis le début de l’année scolaire, nous avons eu l’occasion d’échanger des idées, de mettre en commun des ressources et de discuter des défis avec plusieurs écoles grâce à des courriels, à des appels et à des webinaires. Nous savons que la rentrée scolaire a été incertaine et a comporté de nombreux changements influencés par la COVID-19. Nous avons fait de notre mieux pour vous fournir le plus de soutien et de ressources possible afin que vous puissiez tous offrir un petit déjeuner nutritif aux élèves tout en faisant face aux changements et aux défis. Si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous encourageons à consulter ces ressources présentées le mois dernier : Aliments individuels recommandés, Modèle menu adapté et Trousse d’informations programme adapté COVID-19 (denrées livrées QC / soutien financier).

Voici des idées créatives présentées par quelques écoles qui ont participé à des webinaires du Club. Bien qu’elles ne couvrent pas tous les aspects de la programmation des clubs, ces journées montrent que, malgré les difficultés rencontrées, beaucoup d’entre vous ont trouvé des moyens originaux de passer à travers cette période tout en offrant un petit déjeuner nutritif aux élèves chaque matin ! Si vous avez expérimenté d’autres idées, nous serions ravis de les connaître – n’hésitez pas à les communiquer à votre personne-ressource du Club, et merci aux personnes qui nous ont fait part des idées ci-dessous.

Menus précommandés

Lorsque c’est possible, certaines écoles peuvent utiliser un menu à commander à l’avance pour les bacs de leurs classes : les enseignants/élèves connaissent le menu hebdomadaire et la classe passe sa commande à l’avance. La classe indique simplement ce qu’elle souhaite sur le menu avec le bac (x boîtes de céréales pour le vendredi) et les bacs qui leur sont destinés sont remplis en fonction des commandes retournées avec les bacs.

Distributeurs automatiques

Si certaines écoles ne sont plus autorisées à utiliser les distributeurs automatiques, d’autres envisagent de le faire pour proposer des articles préemballés sains en plaçant des postes de désinfection à proximité, et utilisent les fonds disponibles pour approvisionner les machines afin que les élèves puissent choisir des aliments santé gratuitement.

Des idées de menus adaptés

Une commission scolaire qui ne pouvait servir des fruits frais a envisagé de passer commande auprès d’un distributeur comme Sysco (tranches de pommes préemballées et coupes de fruits scellés individuellement). *Nous recommandons les coupes contenant des fruits conservés dans l’eau plutôt que dans le sirop, car ils contiennent beaucoup moins de sucre ajouté.

Une épicerie livre du fromage tranché et des légumes coupés en morceaux. Des berlingots de lait sont aussi livrés.

Congeler du yogourt avec des bâtons permet d’éviter d’utiliser des cuillères.

Plutôt que d’acheter du fromage style « ficello », une école achète des blocs de fromage pré coupés, coupe les tranches en deux et les servent avec des craquelins de blé entier.

Une école pouvant faire de la préparation s’est procuré un coupe-fromage. Elle fait ses propres bâtonnets à partir de gros blocs de fromage et les ajoute aux sacs individuels. De belles économies !

Voici quelques points saillants, questions et réponses, des écoles partout au pays :

Q : Comment comptez-vous servir le petit déjeuner avec les changements dus à la COVID-19 ?

  • L’aide au club fait partie des responsabilités de l’équipe-école. Ils préparent des aliments frais et aident à nettoyer à la fin de la journée. Les enseignants vont chercher les bacs préparés pour leur classe tous les matins. Ce sont eux qui manipulent les aliments de manière sécuritaire.
  • Une seule personne dans la cuisine sert les enfants comme au comptoir d’un restaurant, selon un parcours guidé – un seul élève à la fois entre et sort. Toute la nourriture est pré préparée. Les élèves suivent le chemin fléché, choisissent leur nourriture et sortent.
  • Nous préparons les burritos à l’avance, puis nous les congelons, et lorsque nous les sortons pour les servir au petit déjeuner, nous les réchauffons au micro-ondes ou dans le réchaud.

Q : Il m’est impossible de distribuer la nourriture à 18 classes, j’ai besoin d’idées…

  • C’est pour cela que je donne la nourriture aux professeurs, il n’y a tout simplement pas assez de temps pour qu’une personne puisse la distribuer à toutes les classes.
  • J’apporte mon chariot de nourriture dans chaque classe afin de m’assurer que tout le monde reçoit ce dont il a besoin.

Q : Sommes-nous autorisés à faire appel à des organisations comme les Chevaliers de Colomb pour demander des fonds supplémentaires ?

  • Solution proposée par une coordonnatrice du Club : Certainement ! Le Club encourage toujours les écoles à trouver d’autres sources de soutien afin d’assurer la pérennité de son programme de petits déjeuners. Les organismes locaux font partie de la solution (Club Rotary et Club Lions, entre autres).
Lady with paper brown bags and breakfast itmes like oranges, bananas, muffins

L’annonce de la réouverture des écoles après des mois de fermeture a sans aucun doute provoqué de l’anxiété chez le personnel scolaire, les parents et les élèves. L’inconnu peut en effet être déroutant. Les responsables des programmes de petits déjeuners dans les écoles ont dû agir rapidement pour s’assurer que les élèves reçoivent toujours la nourriture dont ils ont besoin pour réussir. Bedford Road Collegiate de Saskatoon (SK), explique le succès de son modèle de programme actuel qui repose sur la flexibilité en cette période d’incertitude.

L’année dernière, le programme a été mis en place dans une zone très fréquentée près de l’entrée principale de l’école. Les élèves prenaient leur petit déjeuner à la station désignée et se rendaient ensuite en classe. Ce modèle a toutefois posé quelques problèmes cette année, puisque l’école a adopté un modèle basé sur les cohortes d’élèves. Chaque cohorte doit utiliser une porte différente pour entrer et sortir de l’école, de sorte qu’il est impossible de prendre le petit déjeuner dans un seul espace centralisé. Les élèves et les bénévoles supplémentaires ne sont pas autorisés à servir de la nourriture, ce qui représente un défi supplémentaire Enfin, ils ne peuvent pas servir la nourriture comme avant et doivent se limiter à plus d’aliments de type « portion individuelle ».

La solution pour l’école a été de commencer à préparer des sacs individuels et de les placer à chacune des cinq portes par laquelle passent les cohortes. Les enseignants déjà affectés à la surveillance des accueillent les élèves chaque matin et donnent un sac à ceux qui le désirent. L’école n’étant pas en mesure d’exploiter sa cafétéria, les employés qui y travaillent normalement aident à préparer les sacs de petits déjeuners. Ils servent davantage d’aliments individuels comme du yogourt, du fromage, du lait, des fruits, des céréales et même des muffins et des biscuits santé faits maison pour un petit déjeuner sain. L’une de leurs préoccupations lors de la reprise du programme en septembre était de ne pas savoir combien de sacs préparer chaque matin, mais il semble que le nombre d’élèves accédant au programme n’ait pas trop changé jusqu’à maintenant.

L’équipe fait les choses de cette façon depuis maintenant plusieurs semaines, elle a pris un bon rythme et la distribution se passe comme sur des roulettes !