Ginger Moyah, directrice, nous parle des cinq tours de culture que l’école Grassy Plains a pu acheter grâce au financement obtenu.

Leur fonctionnement repose sur ce qu’on appelle l’hydroponie, qui permet de cultiver des plantes sans terreau. Celui-ci est remplacé par des pompes motorisées, de l’eau et une solution nutritive adaptée aux herbes, légumes-feuilles, fruits et autres types de plantes. Les végétaux poussent sur les faces du système, dans des godets regroupés en unités.

Découvrez dans notre entrevue avec Ginger Moyah comment ces tours de culture soutiennent le programme de petits déjeuners de l’école :

 

  • Comment s’est passée l’arrivée des tours de culture dans votre club?

Bon, on commence juste à prendre nos aises avec le système. On a d’abord obtenu des fonds de notre réserve locale et de notre coordonnateur du programme AVID. Le Club des petits déjeuners a fourni des sommes additionnelles. On a donc pu acheter cinq tours de culture, soit une par classe, et on est encore en train de découvrir comment ça fonctionne. Malheureusement, une des classes a perdu sa production après que des insectes ravageurs se sont installés.

  • Qu’est-ce que les enfants font pousser?

On a commencé par les semences incluses dans le kit de démarrage. Il y a de la laitue, de la roquette, du chou frisé, de la bette à carde et du basilic, donc surtout des légumes-feuilles pour faire des salades avec les enfants. Ha! Et les enfants adorent ça!

  • Oui? Qu’est-ce qu’en disent les élèves?

Quand les enfants entrent dans la classe de maternelle, il y a toujours une petite fille pour s’exclamer « MME MOYAH, VIENS VOIR LES BÉBÉS PLANTES! » et me prendre par la main pour me montrer à quel point les bébés ont grandi rapidement. Ça pousse quand même un peu plus vite que dans un potager ordinaire. Les plantes reçoivent plus de lumière et de nutriments, alors c’est vraiment génial de les voir croître. L’excitation est à son comble et les élèves ont leur tour de culture à l’œil!

  • Et maintenant, avec les tours à l’intérieur, vous allez pouvoir cultiver toute l’année, n’est-ce pas?

Exactement, et c’est formidable parce qu’on vit dans un climat nordique ici. Normalement, la croissance se fait de la fin mai à la fin août. C’est vraiment différent des potagers traditionnels. Depuis plusieurs années, on fait des essais dans un jardin communautaire adjacent à l’école. Mais souvent, étant donné que c’est un jardin communautaire, les gens cueillent une bonne partie des récoltes pendant les vacances. Alors, les enfants mettent beaucoup d’efforts sans en voir les fruits. Les tours de culture sont une option fantastique pour les écoles.

  • Comment avez-vous eu l’idée?

L’idée m’est venue d’une autre direction d’école du district, qui a démarré un projet dans son établissement en ville. Et j’ai toujours voulu un système du genre chez moi. Cultiver un potager, jardiner… Notre établissement a essayé de faire ça par le passé, mais sans réel succès. On espère que cette nouvelle initiative sera plus durable pour les mois d’école, parce que les enfants sont absents quand les plantes poussent en pleine terre. Avant, les élèves ne pouvaient pas vraiment observer le cycle de vie complet des végétaux.

  • Avez-vous constaté des impacts cette année?

On vient tout juste de se lancer, mais notre plan n’est pas vraiment de complémenter le menu chaud, parce qu’on aurait surtout du chou frisé pour faire des smoothies le matin. Alors les tours de culture vont probablement servir à enrichir le menu froid. Si la production est suffisante, on pourra ajouter certains légumes aux boîtes santé envoyées à des membres de notre communauté ou à nos familles dans le besoin. On espère avoir un impact considérable.