La nutrition des enfants – Un défi mondial

Le Forum mondial sur la nutrition des enfants

Judith Barry, Daniel Germain et Arlene Mitchell

Judith Barry, Daniel Germain et Arlene Mitchell

Chaque année, des leaders du monde entier se rassemblent pour discuter des avancées et des défis qu’ils rencontrent dans la nutrition des jeunes dans leur région du monde. Depuis déjà plusieurs années, des membres de l’équipe du le Club se joignent à la liste des invités, grâce à la généreuse contribution de la Fondation Air Canada. Chaque année, le Club s’y rend pour s’’inspirer d’expertises diverses et également afin de partager son expérience avec d’autres organisations.

En décembre dernier, c’est au Cambodge que le 21e Forum mondial sur la nutrition des enfants a eu lieu, et Daniel et Judith y ont assisté. À leur retour, ils ont partagé avec nous leurs apprentissages, que nous vous résumons ici, pour vous inspirer vous aussi à en faire plus pour les enfants.

Le problème

Dans le monde, il y a actuellement 73 millions d’enfants d’âge primaire qui n’ont pas accès à un programme de nutrition scolaire.

Les défis

Un des obstacles que plusieurs organismes philanthropiques rencontrent est la mauvaise habitude de considérer les autres organisations comme des compétiteurs et non des alliés. Déjà au fait de ce besoin que nous avons d’unifier nos voix et nos ressources, le Club tente plus que jamais de se créer un réseau de collaborateurs, ce qui ultimement signifie plus de services aux enfants.

Un autre des défis mondiaux actuels concerne l’évaluation et la valorisation des retombées des programmes d’alimentation scolaire. Nous savons tous que les enfants ne peuvent atteindre leur plein potentiel le ventre vide et, bien que plusieurs études et données concrètes existent, il est essentiel de continuer à documenter et valoriser les nombreux effets positifs des programmes afin de rallier tous les acteurs de la société. Pour le Club, c’est une évidence même, et nous travaillons d’ailleurs en collaboration avec une agence d’impact social qui mène présentement une évaluation des actions et modes d’intervention du Club à l’échelle nationale. L’objectif : optimiser nos impacts!

Les programmes d’alimentation scolaire du Cambodge

La 21e édition du forum ayant lieu au Cambodge, nous avons donc eu la chance d’en apprendre plus sur leurs façons de fonctionner et de s’assurer que les enfants aient l’énergie d’apprendre, tous les jours.

  • Au Cambodge, lors de la journée nationale de la nutrition, parents, milieu scolaire et membres de la communauté se rassemblent pour préparer, servir et manger un repas avec les enfants;
  • Même si ça ne représente qu’une fraction de la nourriture consommée, toutes les écoles ont un jardin afin d’enseigner aux enfants la saine nutrition;
  • Tous les parents et élèves sont invités à partager leurs commentaires sur leur programme de nutrition;
  • Les variantes de menu sont saisonnières. Ainsi, ils ont environ 6 jours de menus qui sont alternés et changés mensuellement pour intégrer les aliments frais de la saison;
  • Les écoles reçoivent également l’aide d’un organisme non gouvernemental qui les appuient dans la gestion du programme et l’amélioration de leurs jardins.

 
Des sources d’inspirations de partout à travers le monde

Avec le partage d’expertise, d’autres organismes et pays nous ont partagé leurs expériences, et les suivantes nous ont particulièrement inspirées.

  • Une étude du Programme alimentaire mondial des Nations Unies en collaboration avec l’université Harvard a trouvé qu’un investissement de 1 $ dans un programme de nutrition scolaire a des retombées de 3 $ à 10 $ en bénéfices sociétaux;
  • Au Bangladesh, un volet du programme de nutrition infantile consiste à faire l’éducation des parents concernant les besoins et la saine nutrition des enfants tout au long de leur développement;
  • Au Japon, des professeurs en nutrition se spécialisent dans les programmes de nutrition scolaire;
  • À Palaos, le programme de nutrition scolaire est en partie financé par les taxes sur la malbouffe et le tabac;
  • Au Brésil, 30% de la nourriture servie dans les programmes proviennent de l’agriculture locale.

 
Nous espérons que cet aperçu de ce qui est fait à travers le monde vous a inspiré à en faire plus pour assurer une meilleure nutrition aux enfants!

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