Histoires de l’allocation spéciale pour la COVID-19

De nombreux enfants et jeunes au Canada souffrent d’insécurité alimentaire. Ce n’est malheureusement pas nouveau. Avant la pandémie de COVID-19, plus d’un million d’enfants canadiens vivaient un certain degré d’insécurité alimentaire. Et la crise actuelle accentue la pression sur les familles, qui peinent à nourrir leurs enfants. C’est notamment le cas des 250 000 élèves qui recevaient, avant la fermeture des écoles, un petit déjeuner nourrissant grâce au club de leur établissement. 

Déterminés à nous attaquer à ce problème, nous avons mis en place un fonds d’urgence pour joindre les jeunes à l’extérieur de l’école. Notre stratégie : offrir de l’aide financière aux organismes communautaires, écoles, communautés autochtones et autres groupes qui viennent en aide aux familles souffrant d’insécurité alimentaire. Nous avons donc invité les écoles et organismes communautaires offrant des services pour contrer la faim chez les enfants et leur famille à soumettre une demande.

Depuis, le Club a octroyé des allocations ponctuelles à plus de 800 organismes et écoles. Programme de petits déjeuners mobile à Kitchener, en Ontario, paniers alimentaires dans les Territoires du Nord-Ouest, distribution de cartes-cadeaux à Vancouver, en Colombie-Britannique : organismes et bénévoles ont intensifié leurs efforts pour répondre aux besoins. La livraison, le ramassage et l’envoi de denrées par avion ou par courrier ne sont que quelques-unes des solutions logistiques créatives mises de l’avant pour atteindre les enfants tout en respectant les directives de santé publique.

Si ces efforts ont été possibles, c’est grâce à la générosité et à l’altruisme de nos fabuleux partenaires et donateurs. Fort de leur soutien, le Club a pu aider des centaines de milliers d’enfants et de jeunes à bien s’alimenter pendant cette période difficile. Chapeau!

En temps normal, des collations et petits déjeuners nourrissants sont servis à plus de 200 000 enfants torontois dans le cadre du Programme ontarien d’alimentation saine pour les élèves de leur école. Et ce n’est pas parce que les écoles sont fermées que les enfants n’ont plus faim. La Toronto Foundation for Student Success (TFSS) s’est associée à plusieurs partenaires pour trouver un autre moyen de nourrir rapidement les enfants, tout en respectant les règles de sécurité. « À ce jour, nous avons réussi à atteindre 95 000 élèves et leur famille. Le tout grâce à notre Food for Kids Program », raconte Sandra Best, directrice principale de la planification stratégique, des communications et des relations avec les donateurs à la TFSS.

La Toronto Foundation for Student Success, en Ontario

Le Food for Kids Program fait partie de la stratégie en matière de sécurité alimentaire du Centre des opérations d’urgence de Toronto. Sans l’équipe de 11 bénévoles et les ressources prêtées par KPMG Management Consulting, le Food for Kids Program n’aurait jamais vu le jour. Et sans les contributions des donateurs particuliers et institutionnels, il n’aurait pu être financé. Enfin, sans l’aide des commissions scolaires, il aurait été impossible de joindre directement les familles ou de vérifier l’information fournie.

« La difficulté initiale était de recueillir assez d’argent pour nourrir les enfants. Ce n’est pas vraiment nouveau, mais la crise de la COVID-19 rend les choses encore plus difficiles. » Leur deuxième défi : trouver très rapidement un moyen d’aider efficacement les familles. Sachant que les familles devaient faire l’épicerie, ils ont finalement opté pour la distribution de « cartes d’achat » pour aider les familles à remplir leur panier d’aliments nutritifs.

Jusqu’à présent, des bons de réduction et 70 000 cartes représentant 2,1 millions de repas ont été remis aux familles. L’équipe continuera à les aider à traverser la crise sanitaire tant et aussi longtemps que le financement sera au rendez-vous. Comme on peut voir, une idée toute simple fait parfois toute la différence du monde! Cette idée permet aujourd’hui aux familles d’acheter des aliments correspondant à leurs préférences culturelles et nutritionnelles, le tout dans le respect de leur dignité et des règles de distanciation physique. « Nous avons maintenant un excellent système que nous pourrons relancer si nous faisons face à de nouvelles vagues de COVID-19 ou à d’autres situations d’urgence. »

Le programme se poursuivra tout l’été, jusqu’à l’épuisement des fonds.

« C’est un très bon exemple de collaboration entre les communautés torontoises pour venir en aide aux enfants. Notre personnel et les bénévoles de KPMG se sentent privilégiés de pouvoir participer à ce projet. »

École Umimmak, au Nunavut

Située à Grise Fiord, au Nunavut, la communauté la plus nordique du pays, l’école Umimmak est un joueur essentiel à la bonne alimentation des enfants. Pour bon nombre des 25 élèves de la maternelle à la 12 année, l’école est synonyme de repas sains. Il faut dire que l’accès à la nourriture n’est pas une mince affaire dans cette petite communauté extrêmement éloignée de l’île d’Ellesmere. Lorsque la météo le permet, un avion y livre des aliments frais deux fois par semaine. Mais étant donné la petite taille du hameau, ses 140 résidents ont beaucoup de mal à se trouver du travail. L’école Umimmak entretient des liens étroits avec sa communauté, comme en témoignent les petits déjeuners qui y sont servis tous les matins. Pour bien des élèves, ce sera le seul vrai repas de la journée. Avec la fermeture de l’école en raison de la pandémie de COVID-19, les enseignants s’inquiétaient de la qualité de l’alimentation de leurs élèves.

Grâce à son réseau, l’enseignante Zuzanne Mignon découvre l’existence du Fonds d’urgence COVID-19 du Club des petits déjeuners. Elle réalise immédiatement qu’il serait d’une aide précieuse pour les élèves et leur famille. Grâce à la subvention obtenue, l’école distribue maintenant un panier pour remplacer le programme de petits déjeuners. Chaque élève reçoit donc des fruits, des céréales, du lait, du beurre d’arachide, des œufs et, bien sûr, un coup de main pour ses devoirs. Parallèlement aux provisions financées par le Fonds d’urgence du Club des petits déjeuners, la Banque alimentaire et la Co-op de Grise Fiord distribuent des paniers contenant des lunchs pour la semaine ainsi que des produits ménagers (eau de javel, essuie-tout et lingettes).

L’école commande toujours une grande quantité de denrées sèches au début de l’année pour remplir son garde-manger. Comme les enseignants sont de retour à l’école, ils ajoutent ces denrées aux paniers-déjeuners des enfants. D’après Mme Mignon, les réactions sont très positives. Elle est d’ailleurs reçue avec des manifestations de joie, et parfois quelques larmes, lors de ses visites à domicile. Les élèves devront attendre à l’automne pour retourner sur les bancs d’école, mais les paniers-déjeuners devraient continuer à offrir aux familles la nourriture nécessaire pour traverser la crise sanitaire.

Commission scolaire de Surrey, en Colombie-Britannique

Comme toutes les commissions scolaires au Canada, celle de Surrey a suspendu les cours en classe pour freiner la propagation de la COVID-19. Bien que ses écoles soient fermées, la Commission scolaire s’est assurée que tous les élèves aient accès aux repas habituellement servis par leur programme alimentaire scolaire. Avant la pandémie, plus de 2 100 élèves utilisaient le programme alimentaire de la Commission scolaire de façon régulière. Il était donc essentiel qu’il continue malgré les circonstances actuelles.

Avec l’aide de bénévoles et du personnel des écoles, la Commission scolaire de Surrey est parvenue à adapter ses programmes. Résultat : elle distribue quotidiennement des repas nourrissants aux élèves qui doivent désormais faire l’école à la maison. Des opérations combinant des points de cueillette en personne et de service à l’auto ont été mises en place dans neuf écoles du territoire. Plus de 3 800 repas sains et nutritifs à manger sur le pouce sont distribués chaque jour.

« La poursuite du programme alimentaire pendant la pandémie était une priorité pour nous, souligne Laurie Larsen, présidente de la Commission scolaire de Surrey. Devant cette crise mondiale, nous ne voulions pas que les élèves et leur famille aient une source de préoccupation supplémentaire. »

Le programme a peut-être changé de forme, mais son objectif reste le même : nourrir les enfants de la région. Bravo à la Commission scolaire de Surrey!

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