Le Club des petits déjeuners évalue son impact social

Un outil précieux pour accélérer son développement et celui des organismes partenaires
afin de venir en aide à plus d’un million d’enfants au Canada qui commencent l’école le ventre vide

Boucherville (Québec), le 27 novembre 2019 – Avec un enfant sur quatre[1] et même un sur deux dans les communautés autochtones, ce sont plus d’un million d’enfants au Canada qui sont à risque de commencer l’école le ventre vide en 2019. Un constat insupportable pour le Club des petits déjeuners qui a décidé de faire bouger les lignes à commencer par son propre rôle. Le Club lance en effet une vaste étude de son impact social au Canada, destinée à tirer le maximum de ses moyens en synergie avec les parties prenantes partenaires.

Depuis sa création, il y a 25 ans, le Club des petits déjeuners développe, en collaboration avec de nombreux organismes, des programmes de petits déjeuners en milieu scolaire pour lutter contre l’insécurité alimentaire et provoquer des changements positifs et durables pour les enfants. Malgré ces efforts, la situation demeure préoccupante au Canada, seul pays du G7 à ne pas s’être doté d’un programme d’alimentation scolaire.

La faim n’est pourtant pas toujours une question de moyens : au-delà du manque de ressources et d’accès alimentaires, de nombreuses raisons font qu’un enfant ne prend pas son petit déjeuner le matin, comme les longs trajets en bus, la routine matinale précipitée, le manque d’aliments sains, le manque d’appétit, les activités parascolaires ou les urgences familiales. Les programmes de petits déjeuners à l’école réduisent le risque de faim et améliorent l’apport nutritionnel tout en contribuant au bien-être socioaffectif et à la santé mentale des enfants. Ces conditions jouent un rôle prépondérant dans la concentration des enfants en classe et leur réussite scolaire.

Pour renforcer son action et se rapprocher de l’objectif de servir plus d’un million de petits déjeuners chaque matin dans les écoles au Canada, le Club lance une vaste étude de son impact social. Conduite par la firme-conseil Credo, l’étude d’impact se déroule suivant un processus de trois ans et vise à élaborer un plan directeur capable de répondre efficacement aux besoins nutritionnels des enfants à risque dans les écoles, avec la même qualité de service partout au Canada. Elle comprendra d’abord la consultation de toutes les parties prenantes dans la nutrition en milieu scolaire, puis l’évaluation des leviers stratégiques et des moyens nécessaires et finalement, le déploiement du nouveau plan avec des indicateurs de performance évalués annuellement. Cette étude sera un outil précieux pour accélérer le changement social et permettra au Club et à ses organismes partenaires d’étendre leur impact au cours des prochaines années.

Dans le cadre de son partenariat avec le Club et de son engagement continu à lutter contre la pauvreté infantile au Canada, belairdirect a généreusement permis l’étude. « La mission du Club des petits déjeuners est essentielle pour de nombreux enfants du Canada », a déclaré Émilie Dutil-Bruneau, directrice principale, communications, responsabilité sociale et marque employeur de belairdirect. « Chez belairdirect, nous attachons une grande importance au soutien des organisations qui font la différence dans notre société et sommes fiers de travailler avec le Club pour les aider dans leur mission cruciale en matière de lutte contre l’insécurité alimentaire. Le financement de cette étude d’impact était un élément clé de notre partenariat, car nous le considérions comme le meilleur moyen d’encourager le Club à poursuivre ses travaux. Nous sommes fiers de contribuer à un changement positif. »

« L’étude d’impact est une étape cruciale dans le développement du Club des petits déjeuners, mais elle ne suffit pas pour s’assurer que tous les enfants à risque aient accès à un petit déjeuner sain et nutritif », déclare Judith Barry, cofondatrice du Club des petits déjeuners et directrice impact et solutions durables.

Au Canada, les programmes de petits déjeuners dans les écoles sont appuyés par divers intervenants. Ce réseau et le Club des petits déjeuners soutiennent des milliers de programmes de petits déjeuners dans les zones à risque, universels et accessibles à l’ensemble de la population scolaire. Par conséquent, les enfants confrontés à l’insécurité alimentaire, issus de ménages à faible revenu, ainsi que les enfants ayant besoin d’un petit déjeuner sain sont inscrits aux programmes. Ces programmes existants ne reçoivent pas assez d’aide pour répondre aux besoins des élèves et les parties prenantes ne peuvent répondre aux nouvelles demandes des écoles.

« L’alimentation scolaire doit devenir un projet de société soutenu par une variété de parties prenantes provenant de tous les secteurs (public, corporatif, philanthropique et communautaire). Nous continuons de travailler à mobiliser l’ensemble de ces parties prenantes afin de cocréer des solutions durables et tendre le plus rapidement possible vers cet objectif », conclut Judith Barry.

Bien que son financement reflète de plus en plus la diversité des parties prenantes impliquées dans cette cause, une partie importante de l’activité du Club des petits déjeuners provient de dons privés de partenaires et d’individus. Ces dons lui permettent aujourd’hui de contribuer à servir plus de 243 000 petits déjeuners chaque matin dans 1 809 clubs à travers le Canada.

À propos du Club des petits déjeuners

Célébrant cette année son 25e anniversaire, le Club des petits déjeuners s’engage depuis 1994 à nourrir le potentiel des enfants en veillant à ce que le plus grand nombre possible ait accès à un petit déjeuner nutritif servi dans un environnement favorisant leur estime de soi. Bien plus qu’un programme de déjeuner, l’approche du Club repose sur l’engagement, la valorisation et le développement des capacités dans une formule optimale adaptée aux besoins locaux. Désormais présent sur l’ensemble du territoire canadien, le Club des petits déjeuners contribue à nourrir plus de 243 500 enfants canadiens dans 1 809 établissements scolaires au pays.

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Pour informations :

Bertrand Legret / Aude Simonnot-Lanciaux
TACT
514 667-0196, poste 402 / 427
blegret@tactconseil.ca / asimonnotlanciaux@tactconseil.ca

Justine Plourde
Conseillère en communication, relations publiques
Club des petits déjeuners
justine.plourde@clubdejeuner.org
1 888 442-1217, poste 3369

[1] Sources : Agence de la santé publique du Canada, 2015 ; BMC Public Health, 2014; Organisation mondiale de la santé, 2012.

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