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Young Volunteers at BCC

Chelsea Hausler, coordonnatrice du programme de petits déjeuners à l’école Georges P. Vanier, a pris l’heureuse initiative d’offrir aux élèves de faire leurs heures de bénévolat en aidant à la planification et au service des repas du club. Pour remplir les exigences de l’école en matière de délivrance des diplômes, chaque élève doit faire 25 heures d’action communautaire bénévole. Dans l’entrevue qui suit, Chelsea nous parle de l’importance du nouveau club de petits déjeuners.

 

À mon école, je suis conseillère en bien-être, alors mon rôle touche différents aspects. Je fais la promotion de la santé mentale, de la santé physique, de la saine alimentation et de l’engagement communautaire – ce sont nos quatre piliers. Le programme de petits déjeuners tombe dans le volet nutrition et j’y consacre désormais une grande partie de mon travail.

 

En quoi consiste le bénévolat obligatoire et quelles activités peuvent être comptabilisées à ce titre? Comment avez-vous eu l’idée d’intégrer le bénévolat des élèves dans votre programme de petits déjeuners?

À Georges P. Vanier, les 25 heures de bénévolat, c’est une exigence non négociable pour obtenir son diplôme d’études secondaires. Les façons d’y satisfaire sont multiples, mais l’objectif est de présenter un projet ou une idée d’engagement dans la communauté. Des jeunes vont tondre le gazon. D’autres aidaient des personnes âgées avant la COVID-19. D’autres encore organisent des collectes de fonds pour une bonne cause. C’est une occasion pour les élèves de découvrir ce qui les passionne et de redonner à la collectivité. Nous avons pensé que le bénévolat au club pourrait être une option intéressante et maintenant, j’ai sept élèves avec moi chaque matin.

 

Quels sont les impacts pour les élèves et l’école? Avez-vous reçu des commentaires de vos jeunes bénévoles?

Oui, j’en ai cinq qui m’ont annoncé vouloir revenir l’an prochain, ce qui m’a réjouie. Les bénévoles du club me disent que c’est plaisant et que le temps passe vite. Le bénévolat est une belle façon de commencer leur matin.

La rétroaction générale envers le programme est aussi très bonne dans le reste de l’école. Au début, je sentais une hésitation. Des élèves demandaient : « Est-ce que j’ai le droit de prendre tout ça? » Nous répondions toujours : « Oui, c’est correct. C’est pour vous. » Nos jeunes ont eu besoin d’environ cinq jours pour être à l’aise de prendre un peu de tout. En ce moment, 90 % de notre population étudiante vient manger. Bien des élèves qui ont de la nourriture à la maison pensent ne pas avoir droit de venir au club. Mais le territoire rural de l’école est tellement grand et l’autobus passe si tôt que beaucoup font le choix de ne pas déjeuner. Le temps de sortir du lit, de s’habiller, et c’est déjà l’heure de prendre l’autobus. Par ailleurs, nous avons un bon nombre d’élèves qui n’ont tout simplement pas accès à des aliments frais à la maison. Maintenant que nous leur en offrons, ces jeunes sont plus susceptibles de bien manger.

 

Quel conseil donneriez-vous à d’autres écoles qui souhaitent faciliter la participation des jeunes comme bénévoles dans leur programme de petits déjeuners?

Encouragez les élèves en leur disant que c’est une bonne façon d’aider leur communauté et expliquez-leur que tout est connecté : chaque bénévole contribue à l’atteinte de grands résultats. Certaines personnes peuvent se dire : « C’est seulement sept jeunes. » Mais sans ces sept jeunes, on ne pourrait pas en offrir autant. Leur participation est essentielle à notre succès. Aussi, le bénévolat permet à des élèves qui ne sont pas dans le même groupe d’amis de tisser des liens. La communication dans les corridors avant les cours est plus facile aujourd’hui.

Ce sont les jeunes qui rendent le club agréable. Je les vois acquérir des compétences en leadership et c’est vraiment plaisant d’un point de vue de facilitatrice. Tu comprends la dynamique assez vite. Tu te dis : « Bon, ces deux-là vont diriger et déléguer, et les autres vont écouter. » Le club favorise bien plus que les apprentissages relatifs à la préparation des aliments et au budget. C’est beau à voir.